Benoît Vantaux la bio

 Biographie de Benoît Vantaux écrit par Stéphane Maïcon pour l'hebdomadaire VISU n°1255 d'avril 2008
  
<<" Enfant, je voulais être cuisinier et marin ", affirme gaiement Benoît Vantaux. Si La Marine a perdu une recrue, le monde culinaire a certainement gagné un soldat du feu en accueillant en son sein le jeune Benoît qui fit ses classes à Limoges, dont il est originaire. BEP et CAP en poche, il part à la conquête de Paris et y décrochera sa première place de commis de cuisine. " Professionnellement, Paris est une capitale incontournable. On y côtoie les grands chefs, c'est magique et fabuleux ! "

Après son service militaire, Benoît Vantaux rejoint la brigade du Club de Polo de Paris, une enseigne prestigieuse, sise en plein Bois de Boulogne, à Bagatelle. Il y sera chef de partie, tout d'abord à la grillade puis au froid, une expérience de qualité liée aux exigences d'une clientèle haut de gamme." J'y ai appris à gérer la pression, ce bon stress qui est à l'origine de toutes les compétences." Et puis une annonce dans Le journal de l'hôtellerie attire l'œil de celui qui rêvait d'arpenter le pont des navires. 

 

Jean-Michel Pélisson créait le premier Bistrot de la Porte des Lilas. J'y ai pris ma première place de chef, j'avais 24 ans. Mais j'aime la fête, alors, après mon service au restaurant, je filais au Banana's Café où j'officiais comme DJ. Je mixais jusqu'à l'aube, avant de recoiffer ma toque de chef à 9 heures. A l'approche de la trentaine, Benoît Vantaux rentre en métropole, " pour prendre un peu de recul et faire un retour sur soi ".Il en profite pour lancer un restaurant branché à Montpellier, " une affaire très fashion, type Hôtel Costes ". Après une saison fructueuse, il remonte à Paris et intègre l'équipe du Café de la Paix, situé à côté de l'Opéra Garnier. Il y sera premier chef de partie.

 

"C'est une expérience irremplaçable ! Nous assurions 600 couverts parjour et toutes les marchandises nous parvenaient fraîches ! Les foies gras qu'il fallait dénerver, les lièvres que j'ai dû dépecer ! Mais j'avais la satisfaction d'appartenir à la grande famille des cuisiniers parisiens. " 

 

Pourtant, Benoît revient sur notre caillou en 2005, à la demande de Jean-Michel Pélisson qui vient d'ouvrir Côté Seine. Mais après à peine quelques mois, notre Réunionnais d'adoption décide d'entreprendre et crée L'Atelier de Ben fin 2006.

 " J'ai un côté franchouillard avec une touche ethnique car j'aime les sauces, les jus que je marie à des produits exotiques du monde entier, même si le métissage réunionnais est déjà un formidable terrain de jeu. Goûtez ainsi ce velouté de boudin noir, chutney de bananes aux quatre épices crackers indiens (12 euros ou ce plateau de sashimis au thon imprimés au tandoori, pickles de pleurotes (14 euros). Accompagnez Benoît Vantaux en ses voyages intérieurs et poursuivez avec un magret de canard caramélisé au sucre de Bolivie, velouté de topinambour à l'huile de noisette (19 euros) ou avec ce filet de bar à la plancha, crumble de fenouil confit, ventrêche et coulis de pequillos (24 euros). Retour à La Réunion au dessert : cœur coulant au chocolat, glace vanille Bourbon (10 euros) ou ce traditionnel baba au rhum (9 euros). Une passion pour le métier qui fait plaisir à voir et à manger ! >>

 

Source :
Stéphane Maicon VISU n°1255 d'avril 2008

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